On choisit un manteau sur sa couleur et sa coupe. On le regrette sur son poids et sur la façon dont il vieillit. Voici ce que valent les quatre matières d'hiver que nous travaillons, sans le vocabulaire de catalogue.

Le drap de laine

C'est la matière des manteaux. Un tissage serré, foulé, qui coupe le vent bien mieux qu'une maille de même épaisseur. Il tombe droit et garde sa ligne sans avoir besoin d'être structuré.

Le manteau long camel en drap chiné et le manteau court croisé façon poil de chameau sont nos deux longueurs de référence. Le caban court à col montant pour celles qui ne supportent pas le manteau long en voiture.

Ce qu'il faut savoir : le drap bouloche là où il frotte, sac à l'épaule et ceinture de sécurité. Une brosse ou un rasoir à tissu une fois par mois suffit à le garder net pendant des années.

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La draperie

Plus fine, plus souple. C'est la laine des pantalons et des vestes de tailleur, celle qui donne un tombé net sans rigidité. Elle ne tient pas chaud toute seule, elle se porte en couches.

C'est notre matière la plus fournie : vingt-cinq pièces, dont les pantalons de tailleur, les gilets longs et les palazzos.

Son défaut : elle marque les plis plus que le crêpe. Un cintre large et un peu d'air dans l'armoire règlent la question.

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Le velours côtelé

Le retour le plus discret de la saison. Deux pièces seulement chez nous, un blazer de tailleur et un pantalon fluide, mais elles se portent ensemble.

Le velours a une particularité : il a un sens. Passé dans un sens la lumière y accroche, dans l'autre elle glisse. C'est pour ça qu'une pièce en velours n'a jamais tout à fait la même couleur selon l'angle, et qu'on ne peut pas la repasser à plat sans écraser la côte. Vapeur uniquement, à distance.

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Le jersey point de Milan

Techniquement une maille, pas un tissu. Un tricot double face, dense, qui ne se déforme pas aux genoux ni aux coudes. C'est ce qui le distingue d'un jersey ordinaire.

Il tient une journée de bureau entière, ce qui en fait notre recommandation la plus fréquente pour un vestiaire de travail.

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Comment les superposer

La logique de l'hiver n'est pas d'empiler des épaisseurs mais de les échelonner. Une maille fine au contact, une pièce de draperie ou de velours au milieu, le drap par-dessus.

L'erreur habituelle est de mettre une grosse maille sous un manteau ajusté. Le manteau ne ferme plus, ou il ferme et l'on a froid aux bras parce que la laine est écrasée. Une laine comprimée ne tient plus chaud : c'est l'air pris entre les fibres qui isole, pas la fibre elle-même.

Le lavage

Toutes nos pièces se lavent en machine, y compris les laines. Trente degrés, cycle laine, essorage minimal, séchage à plat pour les mailles et sur cintre pour le reste. Pas de sèche-linge, jamais.

Le détail des matières de la saison est sur nos matières. Pour le rapport entre matière et coupe, voyez le guide du tailleur.

Imperial Lyon